Quand peut on parler de mal-être au travail ?

L’épanouissement de la vie sociétale dans une entreprise repose sur la satisfaction générale des salariés. Cependant, il arrive souvent qu’un sentiment de mal être est vécu par ces derniers. Un mal être est une douleur physique ou morale éprouvée par les salariés à l’égard de leur fonction. Le travail devient alors une véritable torture. Cette souffrance au travail laisse transparaître des symptômes identifiables. En conséquence, comment détecter le mal être au travail ?

Les symptômes psychiques et morales

La souffrance au travail se manifeste du point de vue psychique par les symptômes suivants : stress permanent, dépression, des troubles du sommeil et une irritabilité sensible, d’oùl e travail devient une expérience de vie douloureuse, comme l’écrit le comportementaliste Frédéric Arminot.

Le stress est une partie constitutive de toute besogne. En effet, la réussite professionnelle repose sur le respect d’un minimum de rigueur que le salarié doit faire preuve. Aussi, à certains égards, le stress devient-il un facteur psychologique stimulant la vie professionnelle. Cependant, lorsqu’il est prolongé, le stress devient une douleur. À ce moment-là, il s’associe à des pensées négatives, voire à une dépression. Cette tension traduit la facilité d’atteindre un état de colère et d’irritation.

Les symptômes physiques

Les symptômes physiques du mal être au travail se manifestent par : une hypertension, une brûlure gastrique et une fatigue.

Ces symptômes physiques sont fortement liés aux symptômes psychiques. Les médecins stipulent d’ailleurs qu’une accentuation de l’anxiété affecte le système cardio-vasculaire. Cela s’explique par le fait que le stress accentué entraîne une insomnie. Cette dernière va créer une fatigue physique. En fonction de l’âge et de l’état de santé en général du sujet, l’anxiété cumulée et la fatigue engendrée favorisent l’apparition d’une hypertension artérielle. Les sujets les plus fragiles peuvent même souffrir d’un accident vasculaire cérébral. Par ailleurs, les psychologues ont su démontrer que le stress cumulé provoque une croissance anormale de la sécrétion du suc gastrique. De ce fait, une souffrance au travail peut être identifiée par l’apparition d’une brûlure gastrique.

Les symptômes sociaux

Le bonheur au travail se caractérise par un niveau élevé d’implication et d’engagement au travail des salariés. Donc, le mal être au travail s’identifie par une faiblesse d’implication et d’engagement au travail.

Le chagrin ressenti par le travailleur dans l’exercice de sa fonction mine sa motivation. L’employé trouve alors des contradictions affligeantes entre les valeurs de l’entreprise et ses propres valeurs. De ce fait, sa productivité s’en retrouve diminuée. Il se manifeste donc une baisse de l’investissement du salarié en faveur de l’organisation.

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